PROJET IMMOBILIER DANS LE CADRE

D’UNE ACTIVITE ASSOCIATIVE

A BUT NON LUCRATIF

 

 

Vous trouverez ci-dessous une étude réalisée en 2003 décrivant quelques aspects juridiques et fiscaux significatifs de ce type de projet.

Vous trouverez également après l'étude un modèle indicatif de statuts pour une société civile immobilière.

Cette étude n'est pas exhaustive et n'a pour objet que de vous donner un premier éclairage sur les conditions de réalisation de votre projet.  Il est toujours nécessaire de faire appel à des spécialistes  (avocats, notaires...) avant de démarrer un projet de cette nature.

Aspects juridiques :

Les contraintes essentielles des SCI sont les suivantes :

-          Responsabilité non limitée pour les associés : Dans les sociétés civiles, les associés sont indéfiniment responsables des dettes sociales.  Cependant, contrairement aux associés de société de personnes commerciales, les associés des sociétés civiles ne sont pas solidairement responsables, c’est-à-dire qu’ils peuvent être recherchés en paiement des dettes de la société que dans la proportion de leurs droits dans le capital social.  Afin d’éviter cette responsabilité, la forme d’une SARL ou d’une société par actions peut être préférée, mais ces formes sont moins souples et fiscalement plus difficiles à gérer ;

-          Souplesse dans la rédaction des statuts (possibilité de prévoir un conseil de gérance pour assister le gérant par exemple, variabilité du capital social, qui permet dans le contexte en référence d’alimenter progressivement la société en fonds propres nécessaires pour l’accomplissement du projet, sans bloquer la trésorerie disponible et sans formalisme lourd pour les augmentations du capital, clause d’agrément des associés, fermant totalement ou partiellement la société) ;

-          Explications complémentaires concernant la variabilité du capital : Cette variabilité, dont l’utilité a été mentionnée ci-dessus implique une liberté de sortie pour les associés (les clauses contraires sont interdites).  Le capital social qui est mentionné dans les statuts (et dans l’insertion dans un journal d’annonces légales au moment de la création de la société) est un capital plafond, dont au moins 10% doivent être libérés dès l’origine et à tout moment de la vie de la société.  En cas de dépassement de ce plafond, les associés doivent modifier les statuts de la société.  Dans la fourchette de la clause de variabilité, les augmentations de capital peuvent être gérées par le seul Gérant, par le biais de bons de souscription standardisés.

 

Aspects fiscaux :

Les enjeux fiscaux dans un cadre associatif sont généralement les suivants :

-          TVA : Les associations n’ont généralement pas le droit de récupérer la TVA supportée sur les biens et services qui sont dédiés à leurs activités non lucratives.  Dans ces conditions, et en particulier en présence d’un investissement important durable (typiquement immobilier), il peut être avantageux de faire porter l’investissement par une structure qui pourra récupérer la TVA.  Le schéma classiquement retenu consiste pour l’association à créer une filiale dédiée au projet immobilier concerné.  Cette filiale réalisera les investissements nécessaires puis donnera en location les biens immobiliers à l’association en optant pour soumettre ces loyers à la TVA.  Cette soumission à la TVA des loyers donnera à la filiale le droit de récupérer immédiatement, par voie de remboursement, toute la TVA supportée pour la réalisation du projet immobilier.  Bien entendu, la TVA qui sera facturée à l’association sur les loyers ne sera pas récupérable pour celle-ci, néanmoins les loyers étant nettement inférieurs au coût de l’investissement, la charge effective de TVA sera en pratique étalée sur de nombreuses années, et la trésorerie de l’association ne sera pas grevée au moment de l’investissement initial ;  De même si le projet immobilier inclut l’acquisition d’un terrain, il pourra être envisagé de soumettre cette acquisition à la TVA immobilière afin de réduire le coût des droits d’enregistrement ;

Attention :  La jurisprudence remet parfois en cause le droit à récupération de TVA lorsque le loyer facturé est trop modique (TA Lyon 3 mars 2003, Mosquée de Lyon, DF 27-2003, n° 509, p. 914 :  Le loyer correspondait à une rentabilité de 2,39% du capital investi pour construire l’immeuble loué).  Selon les juges, la modicité du loyer révèle une libéralité au profit du locataire, exclusive de la réalisation d’une activité économique et par suite la possibilité de récupérer la TVA afférente à la construction (activité hors champ de la TVA).  Toutefois, selon un autre jugement, la fixation d’un loyer légèrement inférieur au prix du marché est insuffisante pour remettre en cause l’existence d’une véritable activité économique (TA Grenoble 18 décembre 1997, DF 26-1998, n° 593).

-          Modalités pratique pour la récupération de la TVA initiale :  Par hypothèse, les montants de TVA récupérable pour la société immobilière seront nettement inférieurs à la TVA qu’elle collectera sur les loyers qu’elle facturera à l’association utilisant les locaux.  Dès lors, une demande de remboursement devra être introduite auprès des services fiscaux du siège social de la filiale (auprès duquel seront d’ailleurs déposées toutes les déclarations fiscales).  Cette demande de remboursement devra inclure la liste détaillée de toutes les factures des fournisseurs pour lesquelles le remboursement de TVA est demandé ; il est même probable que l’administration fiscale exigera des copies de toutes ces factures puisque par hypothèse le montant du remboursement demandé sera important.  La demande de remboursement pourra être formulée dès la fin du premier trimestre au cours duquel la société aura été constamment en situation de crédit de TVA, au moment du dépôt de la déclaration de TVA CA3 du mois ou du trimestre considéré.  Le remboursement pourra même être obtenu alors même que la filiale n’a encore facturé aucun loyer avec TVA (à condition bien entendu qu’elle le fasse dès que les locaux seront mis à disposition de l’association utilisatrice, sous réserve le cas échéant d’une période de franchise qui peut être envisagée dans certains cas de figure).  Afin d’éviter les risques de contestation par l’administration du droit au remboursement de la TVA, il faut que le montant des loyers soit normal par rapport au marché et au lieu concerné (CAA Nantes31 juillet 2002, Commune de Caen, DF 49-2002, n° 968, p. 1633) ;

-          Impôt sur les bénéfices réalisés par la filiale : en structurant de manière appropriée le passif de la SCI (fonds propres et dettes) et compte tenu des amortissements que la société civile pourra comptabiliser, aucun profit significatif (imposable au niveau de l’association associé de la SCI par transparence fiscale) ;

-          Taxe professionnelle : les activités de location immobilière ne sont en principe pas soumises à la taxe professionnelle (locaux non équipés) ;

-          Autres impôts : Les autres impôts potentiellement applicables dépendent de la nature de l’activité de l’association qui sera développée dans les nouveaux locaux, et le cas échéant de la situation géographique de ces locaux.

 

 

 

MODELE DE STATUTS DE SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE

INDICATIF

 

SCI -----------

 

Société civile

Capital social : ----------- €

Siège social : -----------

 

 

 

 

Article 1 – Forme sociale

La société est une société civile régie par les articles 1832 et suivants du code civil, par toutes autres dispositions légales ou réglementaires en vigueur et par les présents statuts.

La transformation de la Société relève de la compétence des Associés.

 

Article 2 – Objet social

La société a pour objet directement ou indirectement :

-          La réalisation de projets immobilier pour des organismes à but non lucratif, en vue de la location d’ensembles immobiliers dédiés à des activités non lucratives à toutes associations ou organismes à but non lucratif Associés ou non de la Société ;

-          La participation à toutes entreprises ou sociétés créées ou à créer, pouvant se rattacher, directement ou indirectement, à l’objet social défini ci-dessus ou à tous objets similaires ou connexes  

-          Et généralement toutes opérations financières, mobilières ou immobilières se rapportant, directement ou indirectement, à son objet social ou susceptibles d’en favoriser l’extension ou le développement.

L’objet social peut être modifié en vertu d’une décision des Associés à la majorité qualifiée prévue à l’article 14 des Statuts.

 

Article 3 – Dénomination sociale

La dénomination de la société est ----------------

Dans tous actes et documents émanant de la Société, la dénomination sociale doit toujours être précédée ou suivie des mots Société Civile Immobilière ou des initiales S.C.I. et de l’énonciation du montant du capital social et du numéro d’immatriculation de la Société au Registre du Commerce et des Sociétés.

La dénomination sociale peut être modifiée en vertu d’une décision des Associés à la majorité qualifiée prévue à l’article 14 des Statuts.

 

Article 4 – Siège social

Le siège social est fixé à -----------------

Il peut être transféré en tout autre endroit du même département ou d’un département limitrophe par simple décision du Gérant, et partout ailleurs en France ou à l’étranger en vertu d’une décision des Associés prise à la majorité qualifiée prévue à l’article 14.4. des Statuts.

 

Article 5 - Durée

La durée de la Société est de quatre vingt dix neuf (99) ans, à compter de la date de son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés, sauf dissolution anticipée ou prorogation décidée par les Associés.

Article 6 - Apports

Lors de la constitution, il a été fait apport à la société d’une somme totale en numéraire de ------------ (----) €uros, répartis comme suit :

-          Association ----------, à concurrence de ------------

-          Association -------, à concurrence de -----------

-          Madame ----------, à concurrence de ----------------

-          etc…

Article 7 – Capital social – Clause de variabilité

Le capital social est fixé à la somme de ----------- (---) €uros.

Le capital social est variable (optionel)

Le capital effectif (en cas de variabilité) est divisé en ----- parts sociales d’un montant nominal de dix (10) €uros réparties comme suit entre les Associés :

-          Association -------, titulaire de ----- (----) parts sociales,

-          Association ----------, titulaire de ------ (-----) parts sociales,

-          Madame ----------, titulaire de etc…

 

Article 8 – Modification du capital social

8.1.    Le capital social peut être augmenté ou réduit par une décision collective des Associés, prise à la majorité qualifiée prévue à l’article 14-4 des Statuts (en cas de variabilité du capital, il s’agit en pratique d’une modification du capital « plafond »).

         (En cas de clause de variabilité du capital)  Dans la limite maximale du capital social et sans pouvoir à aucun moment être inférieur à 10% du montant du capital social, le Gérant peut modifier le montant du capital effectif de la Société, soit par augmentation, en recueillant des souscriptions nouvelles, soit par réduction, la Société rachetant les parts sociales d’un ou de plusieurs des Associés, sans préjudice des conditions particulières prévues par les Statuts pour la cession des parts sociales, notamment à l’article 10 des Statuts.  Les dispositions de l’article 10 ne s’appliquent néanmoins pas pour les augmentations du capital effectif qui sont souscrites par des personnes déjà Associés ou lorsque le souscripteur est un organisme à but non lucratif.

         Le Gérant communique chaque année, à l’assemblée des Associés statuant sur les comptes de l’exercice précédant le détail des mouvements qui ont eu lieu sur le capital social dans le cadre de la clause de variabilité.  L’information communiquée inclut notamment les bordereaux de souscription pour l’émission de parts sociales nouvelles.

8.2.    La réduction du capital social à un montant inférieur au minimum légal ou au plancher de 10% du capital social plafond (en cas de variabilité du capital social) ne peut être décidée que sous la condition suspensive d’une augmentation de capital destinée à amener celui-ci à un montant au moins égal au montant prévu par la loi ou les statuts, à moins que la Société ne se transforme en une société d’une autre forme.

 

Article 9 – Parts sociales

9.1.    Libération des parts sociales

         Les parts sociales souscrites doivent obligatoirement être libérées en totalité lors de leur souscription.  Le cas échéant, la prime d’émission sera également libérée en totalité lors de la souscription.  Toutefois, pour les apports en numéraire, le Gérant peut fixer des conditions particulières notamment en terme de date pour leur versement, en fonction des besoins de la Société 

9.2.    Droits et obligations attachés aux parts sociales

         Chaque part sociale donne droit et obligation dans les résultats et l’actif social, à une part proportionnelle à la quotité du capital qu’elle représente.

         La propriété d’une part sociale emporte, de plein droit, adhésion aux statuts de la Société et aux décisions collectives des Associés.

         Chaque fois qu’il sera nécessaire de posséder plusieurs parts sociales pour exercer un droit quelconque, en cas d’échange, de regroupement ou d’attribution de titres ou en conséquence d’augmentation ou de réduction de capital, d’une fusion ou de toute autre opération sociale, les propriétaires de titres isolés ou en nombre inférieur à celui requis, ne pourront exercer ces droits qu’à la condition de faire leur affaire personnelle du groupement de l’achat ou de la vente du nombre de titres nécessaires, dans le respect des conditions prévues par ailleurs par les Statuts pour les mouvements sur parts sociales.

9.3.   Indivisibilité des parts sociales

         Les parts sociales sont indivises à l’égard de la Société, qui ne reconnaît qu’un seul propriétaire pour chacune d’elles.

         Les copropriétaires indivis sont tenus de désigner l’un d’entre eux pour les représenter auprès de la Société.

 

Article 10 – Cession et transmission des parts sociales

10.1.  Forme des cessions

Les parts sociales, sous réserve des stipulations ci-dessous, sont librement cessibles à compter de l’immatriculation de la Société au Registre du Commerce et des Sociétés, ou si elles proviennent d’une augmentation de capital, dès la réalisation de celle-ci.

10.2.  Agrément

         Les parts sociales ne peuvent être cédées – y compris entre les Associés – qu’avec l’agrément de la Société dans les conditions suivantes :

         Le projet de cession doit être notifié par lettre recommandée avec demande d’avis de réception adressée au Gérant de la Société en indiquant le nombre de parts sociales dont la cession est envisagée, le prix par part sociale, l’identification du cessionnaire envisagé et, s’il s’agit d’une personne morale (entreprise ou organisme quelconque), sa dénomination sociale, l’adresse de son siège social, le montant et la répartition de son capital, la composition de ses organes de direction et d’administration ainsi que l’identité précise de ses associés ou de ses membres.

         A réception de la lettre de notification prévue au paragraphe ci-dessus, le Gérant disposera d’un délai de un (1) mois pour convoquer une assemblée générale des Associés afin de délibérer sur le projet de cession.

         L’Associé cédant ne participe pas au vote de la décision d’agrément le concernant.

         Les décisions d’agrément ou de refus d’agrément sont prises par l’assemblée des Associés à la majorité simple de ses membres présents ou représentés.  Elles ne sont pas motivées.

         En cas d’agrément, l’Associé cédant peut librement procéder à la cession.

         En cas de refus d’agrément, l’Associé cédant doit indiquer, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception adressée à la Société dans un délai de quinze (15) jours à compter de la réception de la décision de refus d’agrément soit le jour de l’assemblée générale statuant sur cet agrément, s’il y est présent, soit de la réception de cette décision qui doit lui être adressée par le Gérant, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, si l’Associé cédant n’est pas présent à l’assemblée générale concernée, s’il renonce à son projet.

         A défaut de cette renonciation expresse, le Gérant est tenu, dans un délai de trois (3) mois à compter du refus d’agrément, de faire acquérir les parts sociales soit par un Associé ou par un tiers, soit, avec le consentement du cédant, par la Société en vue d’une réduction du capital lorsque celle-ci est possible.

         Si ce rachat n’est pas réalisé à l’expiration du délai de trois (3) mois, l’agrément est considéré comme donné.  Toutefois, ce délai peut être prorogé par décision de justice à la demande de la Société.

         Le prix de rachat des parts sociales de l’Associé cédant par les autres Associés et/ou par la Société et/ou par un tiers est fixé d’un commun accord entre les parties.

         En cas de désaccord, le prix est déterminé dans les conditions prévues à l’article 10.4. des statuts.

         Toute cession intervenue en violation des dispositions susvisées est nulle.

10.3.  Exclusion d’un Associé

         Tout Associé qui ne remplirait plus les conditions exigées par la loi pour être membre de la Société en est exclu de plein droit.

         L’exclusion d’un Associé peut également être prononcée dans les cas suivants :

-         violation de l’une quelconque des clauses des Statuts par l’Associé concerné ;

-     fait ou acte susceptible de porter atteinte aux intérêts, à la réputation ou à l’image de marque de la Société ou des autres Associés de la Société.

L’exclusion d’un Associé de la Société est décidée par les Associés, sous réserve du cas d’exclusion légale évoquée ci-avant.

La décision d’exclusion ne peut intervenir que sous réserve du respect des formalités préalables suivantes :

-         information de l’Associé concerné, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, dans le délai de quinze (15) jours avant la date à laquelle doivent se prononcer les Associés, accompagnée de l’exposé des motifs de l’exclusion envisagée et de toutes pièces justificatives utiles ;

-         information identique des autres Associés ;

-     tenue, dans le délai de sept (7) jours avant la date à laquelle les Associés doivent se prononcer sur l’exclusion, d’une assemblée des Associés permettant à l’Associé concerné de faire valoir devant ladite assemblée ses arguments en réponse aux motifs invoqués pour justifier son exclusion, l’Associé étant éventuellement assisté de son conseil.

L’Associé exclu doit céder la totalité de ses parts sociales, dans le délai d’un mois à compter de la décision d’exclusion, à un tiers désigné par la Société et/ou à un Associé désigné par décision collective des Associés, et/ou à la Société.

         Les droits de vote de l’Associé exclu sont suspendus dès le prononcé de son exclusion.

         Le prix de cession des parts sociales de l’Associé exclu est fixé dans les conditions prévues à l’article 10.4. des Statuts.

         Le prix de cession doit être versé à l’Associé exclu dans les dix (10) jours de la décision de fixation dudit prix.

10.4.  Prix de cession

         Le prix des parts sociales cédées dans le cas d’une mise en œuvre des clauses visées aux paragraphes 10.2. et 10.3. ci-dessus sera fixé, conformément à la loi, par accord entre les parties dans un délai de trente (30) jours ou, à défaut, dans les conditions prévues à l’article 1843-4 du Code Civil.

10.5.  Mise à jour des Statuts

Les cessions de parts sociales intervenues valablement, de même que les augmentations ou réductions du capital social dans le cadre de la clause de variabilité de celui-ci, doivent faire l’objet d’une mise à jour des statuts, à la diligence du Gérant.

 

Article 11 - Gérant

11.1.   Nomination et révocation

         La Société est administrée par un Gérant, personne physique ou morale, Associé ou non, choisi parmi les membres du Conseil de Gérance (l’existence d’un conseil de gérance est totalement facultatif).

         La durée des fonctions du Gérant ne peut excéder la date d’expiration de son mandat de membre du Conseil de Gérance.

         Le Gérant est nommé et révoqué par les Associés.  La révocation peut intervenir ad nutum, n’a pas à être motivée et ne peut en aucun cas donner lieu à indemnité.

         Le Gérant n’est pas rémunéré (optionnel mais peut être utile notamment d’un point de vue fiscal au niveau de l’association ou des associations membres de la Société).  Il est indemnisé des frais effectivement exposés dans l’exercice de ses fonctions.

11.2.   Attributions

         Le Gérant est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la Société dans la limite de son objet social.

         Conformément à la loi, le Gérant engage la Société à l’égard des tiers même par les actes qui ne relèvent pas de l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte dépassait cet objet ou qu’il ne pouvait l’ignorer, compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule publication des Statuts suffise à constituer cette preuve.

         Le Gérant pourra consentir des délégations de pouvoir, à l’exception de la représentation légale de la Société.

 

Article 12 – Conseil de Gérance (totalement facultatif mais peut être utile pour assister le Gérant)

12.1.   Composition

         Le Conseil de Gérance est composé de ----- membres.

         Les membres du Conseil de Gérance sont nommés pour une durée de --- ans, qui expirera à l’issue de l4assemblée Générale qui statuera sur les comptes de l’exercice écoulé et tenue dans l’année au cours de laquelle expirera leur mandat.  Les membres sortant sont rééligibles.  Chaque membre du Conseil de gérance est révocable à tout moment par les Associés.  La révocation n’a pas à être motivée et ne peut en aucun cas donner lieu à indemnité.

         Les membres du Conseil de Gérance ne sont pas rémunérés.

12.2.   Attributions

         Le Conseil de Gérance est un organe interne de la Société et ne dispose d’aucun pouvoir de représentation de la Société à l’égard des tiers.

         Le Conseil de Gérance est chargé du contrôle de la conduite des affaires sociales et assiste en tant que de besoin le Gérant.

         Le Conseil de Gérance consulte les Associés préalablement à la réalisation de toute opération susceptible de modifier le régime juridique de la Société ou de modifier sensiblement ses activités ou sa situation économique.

12.3. Réunions

          Le Conseil est convoqué en réunion aussi souvent que nécessaire par le Gérant ou par tout autre membre du Conseil, et au minimum --- fois par an.  La convocation est effectuée par tout moyen, sans condition de délai.  Les réunions se tiennent au lieu indiqué par l’auteur de la convocation ; l’ordre du jour de la chaque réunion est fixé par l’auteur de la convocation.

          Le Conseil ne délibère valablement que si la moitié de ses membres sont présents.  Les décisions sont prises à la majorité des membres présents ou représentés.  En cas de partage des voix, la voix du Gérant est prépondérante.

Chaque membre peut donner pouvoir à un autre membre de le représenter aux réunions du Conseil de Gérance, sous réserve que chaque membre présent aux réunions ne dispose pas plus d’un pouvoir.

Les délibérations du Conseil de Gérance sont constatées par des procès-verbaux signés par tous ses membres présents.

 

Article 13 – Décisions collectives des Associés

Les décisions collectives des Associés ont pour objet :

-  l’approbation des comptes annuels et l’affectation des résultats ;

-  l’augmentation, l’amortissement ou la réduction du capital social, sous réserve des cas prévus par la clause de variabilité du capital social ;

-        les opérations de fusion ou de scission ainsi que les apports partiels d’actifs soumis au régime des scissions ;

-        la nomination du Gérant et des membres du Conseil de Gérance ;

-        la nomination du ou des commissaires aux comptes ;

-        la dissolution de la Société ;

-        les autres décisions relevant de la compétence des Associés conformément aux présents Statuts ;

-        les autres modifications statutaires ne relevant pas de la compétence du Gérant.

 

Article 14 – Modalités de consultation des Associés

14.1.  Modes de décision

          Sous réserve des autres dispositions statutaires plus spécifiques, les décisions des Associés sont prises, à l’initiative et au choix du Gérant, en assemblée ou par voie de consultation écrite.  Elles peuvent également s’exprimer dans un acte.

          Quel que soit le mode de décision retenu, chaque part sociale donne droit à une voix.

14.2.  Consultations écrites

          En cas de consultation écrite, le gérant adresse à chacun des Associés, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, le texte des résolutions proposées ainsi que les documents nécessaires à leur information.

          L’Associé n’ayant pas répondu par lettre recommandée avec demande d’avis de réception dans le délai de quinze (15) jours suivant la réception de cette letre, est considéré comme s’étant abstenu.

          Les résolutions sont adoptées à la majorité des voix exprimées.  La consultation est mentionnée dans un procès-verbal établi par le Gérant, sur lequel est porté la réponse de chaque Associé.

14.3.  Assemblées

          En cas d’assemblée, les convocations sont adressées par le Gérant à chacun des Associés par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, quize (15) jours au moins avant la date de la réunion.  La convocation indique l’ordre du jour et le lieu de réunion de l’assemblée.  Elle inclut l’information des Associés légalement obligatoire.

          Tout Associé peut voter par correspondance, dans les conditions prévues pour les consultations écrites.

          A chaque assemblée est tenue une feuille de présence.

          Cette feuille de présence, dûment émargée par les Associés présents et les mandataires, et à laquelle sont annexés les pouvoirs donnés à chaque mandataire, et le cas échéant les formulaires de vote par correspondance, est certifée exacte par le Bureau de l’assemblée.

          Les assemblées sont présidées par le Gérant ou, en son absence, par un membre spécialement délégué à cet effet par le Conseil de Gérance.

          Les fonctions de scrutateurs sont remplies par les deux Associés, présents et acceptant, représentant, tant par eux-mêmes que comme mandataires, le plus grand nombre de parts sociales.

          Le Bureau ainsi composé désigne un secrétaire qui peut ne pas être Associé.

          Facultatif : L’assemblée ne délibère valablement, sur première convocation, que si les Associés présents ou représentés possèdent au moins le quart des parts sociales.  Sur deuxième convocation, aucun quorum n’est requis.

          Les procès-verbaux des assemblées sont dressés et signés par les membres du Bureau.

14.4.  Conditions de majorité

          Les Associés statuent à la majorité des voix dont disposent les Associés présents, représentés ou votant par correspondance.

          Toutefois, pour toutes les décisions modifiant les Statuts, sous les seules réserves de la clause de variabilité du capital social et du déménagement du siège social dans le même département ou dans un département limitrophe, les Associés statuent à une majorité de --% des voix dont disposent les Associés présents, représentés ou votant par correspondance.

 

Article 15 – Droit de communication des Associés

Tout Associé a le droit d’obtenir communication des documents nécessaires pour lui permettre de se prononcer en connaissance de cause et de porter un jugement informé sur la gestion et le contrôle de la Société.

La nature de ces documents et les conditions de leur envoi et de mise à disposition sont déterminées par la Loi.

 

Article 16 Commissaires aux comptes (facultatif, obligatoire, pour une société civile, seulement quand celle-ci dépasse certains seuils quant à son nombre de salariés, son total de bilan et son chiffre d’affaires annuel.  La nomination d’un commissaire aux comptes peut néanmoins être utile vis-à-vis des tiers)

Un ou plusieurs commissaires aux comptes titulaires, ainsi qu’un ou plusieurs commissaires aux comptes suppléants, sont nommés et exercent leur mission de contrôle conformément à la Loi.

Ils doivent être convoqués à toutes les assemblées.

Leurs honoraires sont fixés, conformément à la réglementation en vigueur.

 

Article 17 – Exercice social

L’exercice social commence le 1er janvier et finit le 31 décembre de chaque année.

A titre d’exception, le premier exercice social débute le jour de la signature des Statuts et prend fin le 31 décembre de la même année.

 

Article 18 – Comptes annuels – Rapport de gestion

Il est tenu une comptabilité régulière des opérations sociales conformément aux Lois et usages applicables.

A la clôture de chaque exercice, le Gérant dresse l’inventaire des divers éléments de l’actif et du passif existant à cette date, arrête les comptes et propose l’affectation des résultats de l’exercice.

Il dresse également les comptes annuels.

Il établit un rapport de gestion sur la situation de la Société.

Tous ces documents sont mis à la disposition des commissaires aux comptes (facultatif).

 

Article 19 – Fixation, affectation et répartition des résultats sociaux

Les Associés peuvent prélever toutes sommes qu’ils jugent convenable de fixer, soit pour être reportées à nouveau sur l’exercice suivant, soit pour être affectées à un ou plusieurs fonds de réserves.

Le bénéfice distribuable est constitué par le bénéfice net de l’exercice diminué des pertes antérieures et des sommes à porter en réserves en application de la Loi ou des Statuts et augmenté du report bénéficiaire.

Après approbation des comptes et constatation des sommes distribuables, les Associés déterminent la part attribuée aux Associés.

En cas de perte, les Associés peuvent décider la répartition entre eux de cette perte.

La répartition des bénéfices et des pertes entre Associés est effectuée proportionnellement à leur nombre de parts sociales.

 

Article 20 – Mise en paiement des dividendes

Les modalités de mise en paiement des dividendes sont fixées par décision collective des Associés.

 

Article 21 – Dissolution - Liquidation

Hors les cas de dissolution judiciaire prévus par la Loi, il n’y a dissolution de la Société qu’à l’expiration du terme fixé par les Statuts ou par décision collective des Associés.

Dans les deux cas, un ou plusieurs liquidateurs sont nommés par les Associés.  Les fonctions du Gérant prennent fin. Immédiatement.

Le liquidateur représente la Société.  Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour réaliser l’actif, même à l’amiable.

Il est habilité à payer les créanciers et répartir le solde disponible.

Le partage de l’actif net subsistant après remboursement du nominal des actions est effectué entre les Associés dans les mêmes proportions que leur participation au capital.

 

Article 22 - Contestations

Toutes les contestations qui pourraient s’élever pendant la durée de la Société ou de sa liquidation, soit entre les Associés, les Associés et la Société, relativement aux affaires sociales, seront jugées conformément à la Loi et soumises à la juridiction des tribunaux compétents du siège social.

A cet effet, en cas de contestation, tout Associé est tenu de faire élection de domicile dans le ressort du tribunal du siège social et toutes assignations et significations seront régulièrement faites à ce domicile élu sans avoir égard au domicile réel.

A défaut d’élection de domicile, les assignations et significations seront valablement faites au parquet de Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance du siège social.